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PRINCIPES DE BASES

Pour installer un système d'exploitation de style Windows ou Linux, un disque dur nécessite une ou plusieurs partitions. Celles ci se comportent presque comme autant de disques durs distincts , bien que physiquement appartenant au même disque dur.

Souvent les systèmes livrés avec Windows ne possèdent qu'un seul disque dur ne contenant qu'une seule partition nommée C: . Sous Windows les disques durs ou partitions se nomment tous par une lettre qui commence par C: puis D: E: F: etc … D'autre part Windows utilise le type de formatage fat, fat32 ou ntfs pour les partitions contrairement à Linux qui en utilise d'autres tels que ext2, ext3 reiserfs et swap (nous verrons en détail plus loin).

Pour installer un système Linux il est donc nécessaire de créer une ou plusieurs partitions en libérant de l'espace disponible pour installer le nouveau système d'exploitation, permettant de conserver Windows ou non. Cette étape est appelée le partitionnement.

schéma 1 : Disque Windows

Configuration très simple ou tout est mélangé (système, données et mémoire virtuelle).

schéma 2 : Disque Linux

Malgré l'apparence plus complexe, tout est bien rangé.

Qu'y a t'il dans le 1er secteur du disque

LE 1er secteur du disque contient :

  • <color #ec4916> le MBR ( master boot record)</color>, celui ci est nécessaire au système pour démarrer.
  • <color #5d825c> La table de partitions qui contient une cartographie des différentes partitions ( localisation, nombre,taille..)</color>.
  • <color #18a4fd> Un bootloader (lilo, grub pour Linux) qui permet au système de savoir sur quel système d'exploitation demarrer</color>

Qu'elle sont les types de partitions possible

Il existe 3 types de partitions :

  • <color #ec4916> Primaires (souvent nommé principale à tort) </color>
  • <color #5d825c> Primaire Etendue (souvent nommé secondaire à tort) </color>
  • <color #18a4fd> Logique </color>

Un disque dur ne peut contenir:

  1. <color #ec4916>que 4 partitions primaires</color>
  2. <color #5d825c>ou 3 primaires et 1 étendue ( qui contient la ou les partitions logiques)</color>
  3. <color #18a4fd>voir bien souvent 1 primaire et 1 étendue ( qui contient la ou les partitions logiques)</color>

Une partition étendue peut contenir “presque autant” de partitions logique que l'on souhaite dans la limite de l'espace et de la taille de celle ci).

64 pour un disque IDE, 16 pour un disque SCSI

Vue graphique :

Sur cet exemple, on voit :

sda1 partition primaire fat32 le C: d'un Windows
sda2 partition étendue (rectangle bleu clair) contient les partitions logiques 5 à 8 suivantes
sda5 partition logique fat32 une zone de stockage accessible de Windows et Linux
sda6 partition logique ext3 une zone Linux
sda7 partition logique ext3 la distribution Linux en cours d'utilisation “/“
sda8 partition logique swap la partition mémoire virtuelle sous Linux

RECONNAITRE SES DISQUES OU PARTITIONS SOUS LINUX

Comme on l'a vu Windows nomme ses disques et ses partitions par des lettres qui ne donnent finalement que très peu de repères. Sous Linux les disques et leur dénomination peuvent parfois dérouter un débutant, mais ils suivent une logique infaillible suivez le guide :

Linux nomme un disque ide par l'abréviation : hd

Linux nomme un disque scsi ou sata par l'abréviation : sd

Le 1er disque dur physique porte la lettre a Le second porte la lettre b et ainsi de suite ( c, d , e , f etc…)

Les partitions elles, sont nommées par des chiffres : la 1ère porte le nombre 1 la seconde 2 etc FIXME

ainsi on obtient avec la commande fdisk sous Linux :

Usage: fdisk [-l] [-b TAILLE] [-u] périphérique

  • fdisk /dev/hda (pour le premier disque IDE)
  • ou: fdisk /dev/sdc (pour le 3e disque SCSI)
  • ou: fdisk /dev/eda (pour le 1er disque PS/2 ESDI)
  • ou: fdisk /dev/rd/c0d0 ou: fdisk /dev/ida/c0d0 (pour des périphériques RAID)

Sous Linux tous les périphériques matériels sont notifiés dans le répertoire /dev/ il est donc logique qu'on y retrouve les disques durs ;)

Exemple type de partitions Linux :

Disque /dev/hda: 160.0 Go, 160041885696 octets
255 heads, 63 sectors/track, 19457 cylinders
Unités = cylindres de 16065 * 512 = 8225280 octets
Périphérique Amorce    Début         Fin      Blocs    Id  Système
/dev/hda1   *           1        1946    15631213+   7  HPFS/NTFS
/dev/hda2            1947        3697    14064907+   c  W95 FAT32 (LBA)
/dev/hda3            3698       19457   126592200    f  W95 **Etendu** (LBA)
/dev/hda5            3698        3941     1959898+  83  Linux
/dev/hda6            3942        6374    19543041   83  Linux
/dev/hda7            6375        6983     4891761   83  Linux
/dev/hda8            6984        9594    20972826   83  Linux
/dev/hda9            9595       11553    15735636   83  Linux
/dev/hda10          11554       14164    20972826   83  Linux

Dans cet exemple on voit la partion étendue, c'est la hda3 et les partitions logiques qu'elle contient à partir de hda5 → hda10 (et il n'y a pas de hda4 ). Les adresses de début et de fin des partitions s'enchaînent parfaitement, et il y a encore de la place disponible dans la partition étendue à partir du cylindre 14165 jusqu'au 19457 pour y créer d'autres partitions logiques.

(DELETEME insérer une image)

à suivre il est tard ;)

La nouvelle “mode” consiste à identifier ses partitions par un UUID, sorte de clé calculée qui rend unique la désignation de la partition. Tant que Linux prend en charge le calcul de cette clé, tout va bien. Il en est autrement lorsque vous avez, pour une bonne raison, formaté, redimensionné, créé une partition. Son UUID à changé et vous devez en tenir compte notamment dans /etc/fstab.

1 - la commande ls -l /dev/disk/by-uuid affiche la liste des partitions avec leur UUID

gerard@lmt:~$ ls -l /dev/disk/by-uuid
total 0
lrwxrwxrwx 1 root root 10 2007-08-01 15:09 357D-7BAF -> ../../hda1
lrwxrwxrwx 1 root root 10 2007-08-01 15:09 3b53423c-9595-444f-8edf-90ee79784525 -> ../../hdb8
lrwxrwxrwx 1 root root 10 2007-08-01 15:09 44445BF3445BE668 -> ../../hda5
lrwxrwxrwx 1 root root 10 2007-08-01 15:09 493eaaf0-40d7-4d10-936b-588cffd7fecc -> ../../hdb1
lrwxrwxrwx 1 root root 10 2007-08-01 15:09 71191d3e-1af7-459c-a034-2d065dcc0eae -> ../../hdb6
lrwxrwxrwx 1 root root 10 2007-08-01 15:09 AA8C017C8C014473 -> ../../hdb2
lrwxrwxrwx 1 root root 10 2007-08-01 15:09 bfad5fe6-d309-42a3-b1e1-716ea6e8f921 -> ../../hdb5
lrwxrwxrwx 1 root root 10 2007-08-01 15:09 ea6cc2d0-9560-4d90-8d6b-dbc3ac018117 -> ../../hdb7
lrwxrwxrwx 1 root root 10 2007-08-01 15:09 f4c138a5-c5a2-45c4-b81b-364ad77c4b6a -> ../../hdb9
lrwxrwxrwx 1 root root 10 2007-08-01 15:09 ffa169c8-53e1-42fb-9871-9ee94795125b -> ../../hda7

2 - Copier-coller la valeur obtenue dans votre fstab ;)

Résultat de fdisk -l :

Disque /dev/sda: 200.0 Go, 200049647616 octets 
255 heads, 63 sectors/track, 24321 cylinders 
Units = cylindres of 16065 * 512 = 8225280 bytes 
Disk identifier: 0xef6bef6b 

Périphérique Amorce  Début         Fin       Blocs   Id  Système 
dev/sda1     *           1        3191    25631676    c  W95 FAT32 (LBA) 
dev/sda2              3192       24321   169726725    f  W95 Etendu (LBA)
dev/sda5              3192       21128   144078921    b  W95 FAT32
dev/sda6             21129       23026    15245653+  83  Linux
dev/sda7             23027       24239     9743391   83  Linux
dev/sda8             24240       24321      658633+  82  Linux swap / Solaris

contenu de fstab :

/dev/sda1   /windows    vfat     iocharset=iso8859-15,users,gid=users,umask=0002,utf8=true 0 0
/dev/sda5   /DATA       vfat     iocharset=iso8859-15,users,gid=users,umask=0002,utf8=true 0 0
/dev/sda6   /           ext3     acl,user_xattr        1 1
/dev/sda7   /Mepis      ext3     defaults              1 2
/dev/sda8  swap         swap    defaults               0 0

vue graphique :

LES PARTITIONS NECESSAIRES A LINUX

Les partitions essentielles à Linux :

nom Description Fonction
/ Racine du système linux
SWAP zone d'échange du système Mémoire virtuelle
/HOME Répertoires des utilisateurs Zone dédiée aux fichiers des utilisateurs

Nota : La plupart des distributions vont créer le HOME sur une partition en installation par défaut, mais /HOME n'est pas obligatoirement une partition. Il est souvent préférable (pour les débutants) d'avoir HOME comme un simple répertoire de la partition racine (moins d'hésitation sur la taille à donner aux partitions).

Les partitions facultatives :
La taille des disques dur ayant considérablement augmentée, il n'est plus nécessaire d'utiliser les partitions suivantes. Elles sont remplacées par un répertoire de même nom sous la racine (”/”) du système.

nom Description Fonction
/BOOT système de démarrage contient les fichiers nécessaires au démarrage ainsi que des fichiers de configuration des boot loaders comme grub ou lilo
/OPT paquetages de logiciels optionnels OpenOffice.org, Mozilla, …
/ TMP Tampon Stockage de fichiers temporaires
/ USR Contient les logiciels, les sources du noyau, les manuels de système, …
/ VAR

SAVOIR FAIRE

COMMENT FAIRE UN PARTITIONNEMENT EN MODE CONSOLE AVEC FDISK

(la meilleure méthode valable pour toutes les distro)

EXEMPLES DE PARTITIONNEMENT EN MODE GRAPHIQUE

REDIMENSIONNER AVEC GPARTED OU KPARTED

Rappel : Cette opération est une possibilité “acrobatique” destinée à récupérer la place occupée inutilement par une partition. Il est vivement recommandé de posséder une sauvegarde testée avant de se lancer dans cette aventure.

FORMATER UNE PARTITION

Formater une partition c'est là préparer à recevoir des données en concordance avec le type de format que nous avons choisi lors du partitionnement. Cette opération est indispensable avant de pouvoir stocker des données sur la partition.

NOTION DE BASE SUR LES DIVERS TYPES DE FORMATS GERES PAR LINUX

SWAP : utile à toute distribution Linux , elle correspond à un espace d' échange ou mémoire virtuelle nécessaire au système en cas de débordement de la mémoire ram de votre pc, elle est généralement de 2 fois la taille de la mémoire réelle avec un maximum de 1 Go. En cas d'insuffisance il est toujours possible d'agrandir ou d'ajouter de la mémoire swap.

EXT2 Le format standard depuis de nombreuses années. Mais il est de plsu en plus abandonné par les distributions GnLinux qui aujourd'hui lui préfère le EXT3 .

EXT3 Le format ext2 journalisé, permet un redémarrage rapide en cas d'incident, explique l'activité souterraine toutes les 5 secondes ;) Concrêtement, son gros avantage ext2 ou les format Windows est justement cette “activité souterraine”. Suite à un plantage du système (probablement une panne secteur avec Linux !), la vérification des disques sera presque instantanée en comparaison aux très longs chkdsk de Windows.

EXT4 Le nouvel ext3

ReiserFS

ReiserFS est un système de fichiers journalisé, développé par Hans Reiser . Il est disponible sous Linux depuis la série 2.4.x. Il est principalement utilisé par GNU/Linux, mais il est peut-être utilisé par d'autres systèmes d'exploitation tel que freebsd ( Le port de ReiserFS a été importé dans FreeBSD 6-CURRENT le mardi 24 mai 2005 ).

XFS

XFS est un système de fichiers 64-bit journalisé de haute performance crée par SGI pour son système d'exploitation IRIX. En mai 2000, SGI place XFS sous la licence GPL.

XFS est inclus par défaut avec les versions du noyau Linux 2.5.xx et 2.6.xx, mais n'est pas disponible dans les versions 2.4.xx, excepté par le biais d'un patch, et ce, jusqu'à la version 2.4.25 du noyau lorsque le système fut jugé suffisamment stable pour être intégré dans la branche de développement principale de Marcelo Tosatti, mainteneur de la branche 2.4.

UFS

Mini guide rapide :

brouillon

nom Description avantages inconvenients
EXT2 droits d'acccès, grands fichiers possibles, pas de journal donc meilleur remplissage des petits support (disquettes) non journalisé, limité à Linux
EXT3 droits d'acccès, journalisé, grands fichiers possibles limité à Linux
EXT4 droits d'acccès, journalisé, grands fichiers possibles, défragmentable limité à Linux, nouveau
ReiserFS droits d'acccès, journalisé, grands fichiers possibles limité à Linux, moins utilisé que ext, rotation permanente du disque
XFS les mêmes que ext3, très rapide tout nouveau, pas très répandu
UFS Unix File System ? pour les MAC
UFS Universal Flash Storage (UFS) ? pour les mémoire flash
HFS+ ? pour les Apple
FAT ? non journalisé, pas de gestion des droit d'accès, fichiers limités à 2 GB
FAT32 le plus courant pas de gestion des droit d'accès, fichiers limités à 4 GB
NTFS le meilleur non Linux, droits d'acccès, journalisé, grands fichiers possibles format Microsoft ⇒ retard de Linux si modifications

consulter http://en.wikipedia.org/wiki/Comparison_of_file_systems

util/partitions.txt · Dernière modification: 2018/11/17 13:54 (modification externe)